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Fat Joe, un rappeur assumant sa corpulence… jusque dans son pseudo !

« Gros » Joe, de l’obésité au hip-hop

La corpulence généreuse est répandue dans le milieu du hip-hop américain. Chez le rappeur Fat Joe, littéralement « Gros » Joe, l’obésité n’est pas assumée que physiquement, mais aussi dans son identité artistique même, à travers son nom de scène.

Fat Joe : musique, graff et… corpulence

Joseph Antonio Cartagena, mieux connu sous son pseudonyme de « Fat Joe », est né le 19 août 1970 à New York, dans le Bronx. Bercé par les goûts musicaux de son grand frère Angel, il puise ses premières influences dans l’Universal Zulu Nation et la musique urbaine. Avant de percer dans le milieu musical, et baignant dans la culture new-yorkaise, Fat Joe fait ses premières armes en tant que graffeur sous le pseudonyme de « Crack ». Il rencontre ensuite son premier succès avec l’album « Represent » en 1993, en particulier avec le titre « Flow Joe ». Il collaborera au fil du temps et des albums studio avec de grands noms du milieu hip-hop.
Du haut de son mètre quatre-vingt-quatre, et avec ses 119 kilos, s’il porte différents surnoms tels que Joey Crack ou encore Coca, c’est celui de Fat Joe qu’il adoptera comme nom de scène. Il pesait au départ 159 kilos, mais a décidé en 2011, pour sa fille de 5 ans, de suivre un régime. Celui-ci lui a permis de perdre 40 kilos. « Gros » Joe, mais surtout « grand » papa…

Le rappeur emprisonné… pour fraude fiscale

Le 24 juin 2013, Fat Joe est condamné à quatre mois de prison. Le motif ? Pas de règlement de comptes ou d’histoire de gang, mais une fraude fiscale sur une somme se chiffrant en millions. Le 26 août, après avoir plaidé coupable et versé un million de dollars, il se rendra de lui-même à la prison fédérale de Floride pour purger sa peine de quatre mois d’emprisonnement, bien inférieure aux deux ans initialement risqués.

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Rick Ross, un rappeur américain à l’embonpoint parfaitement assumé

Le chanteur-interprète en surpoids et au top

L’embonpoint fait partie intégrante de l’image de nombreux rappeurs américains. Le chanteur Rick Ross ne fait pas exception à la règle. Cet interprète assume parfaitement son surpoids, et a même l’art de le mettre en valeur.

Rick Ross, ou l’art de mettre l’embonpoint en valeur

Rick Ross est né le 28 janvier 1976 sous le nom de William Roberts. Il perce dans le monde du rap en 2006 avec son tube Hustlin, qui le fait connaître du grand public. Auteur de huit albums, il verra son titre 100 Black Coffins dans la bande originale de Django Unchained, le film du célèbre réalisateur Quentin Tarantino.
Surfant sur l’image du rappeur américain en surpoids, Rick Ross affiche son corps, sans complexe. Il exhibe ainsi les nombreux tatouages le recouvrant et pose volontiers torse nu pour les magazines dont il fait la couverture.
Comme toutes les stars, il a été victime de nombreuses rumeurs, notamment sur sa mort. Le rappeur avait déjà échappé à une tentative d’assassinat en janvier 2013, évitant les balles dont il était la cible, et réchappant de l’accident de voiture consécutif aux tirs. En juillet 2014, sa mort est annoncée et relayée en un temps record sur Twitter… avant d’être démentie par ses proches.

Rappeur, mais pas que…

S’il est chanteur, Rick Ross a aussi eu une vie professionnelle atypique, ayant exercé le métier de… maton ! Exit l’image du rappeur malfrat. En 2008 cet épisode de sa carrière en centre pénitencier était dévoilé sur Internet. Face à ces révélations, « il a d’abord nié, avant de reconnaître les faits, tout en prétendant ne plus savoir s’il avait démissionné ou s’il avait été viré ». Preuve en est qu’on peut avoir été surveillant de prison, vouloir se donner une image de dur et « devenir un artiste sérieux » comme le reconnaîtra en 2014 le prestigieux magazine de musique Rolling Stone.

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Abraham Lincoln, l’un des plus grands présidents américains de l’histoire

BIOGRAPHIE DE L’UN DES PLUS IMPORTANTS CHEFS D’ÉTAT DES ÉTATS-UNIS

« La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » Abraham Lincoln

Dans le domaine politique, les États-Unis ont compté 44 présidents américains différents. Abraham Lincoln, le seizième d’entre eux, demeure aujourd’hui encore le plus grand de tous avec ses 1,93 mètre de haut. Certains historiens affirmeront que ce n’est pas seulement pour sa taille qu’il peut être surnommé « le plus important chef d’État de l’histoire des États-Unis »

Le combat d’un grand homme pour devenir président américain

Né dans le Kentucky en 1809 dans une famille de fermiers, une fois adulte, Abraham Lincoln s’installa dans l’Illinois où il multiplia les petits travaux pour subsister : agriculteur, postier, bûcheron, batelier, toutes les sources de revenus étaient bonnes à prendre. Son entourage se moque souvent de son physique : sa maigreur, sa grande taille, sa voix nasillarde et ses oreilles proéminentes. Selon les historiens, cette apparence serait due au syndrome de Marfan, une maladie causant une croissance anormale des os et une importante maigreur.

Pourtant, grâce à son charisme et à sa force de persuasion, il prit la tête d’un groupe de miliciens pendant la guerre de Faucon Noir en 1832. Lincoln développa de l’ambition par la suite pour faire changer les choses, et apprit le droit, pour parvenir à être élu à la législature de l’Illinois entre 1834 et 1846, avant de devenir représentant au Congrès des États-Unis.

Farouche opposant à l’esclavagisme, il rejoignit le parti républicain en 1854, pour finalement remporter les élections présidentielles de novembre 1860. Le 4 mars 1861, il devint officiellement président des États-Unis. Il sera réélu en 1864. Si sa carrière fut parsemée d’échecs lors de diverses élections, sa combativité et son obstination lui permirent bel et bien d’arriver aux plus hautes fonctions politiques américaines.

Un conflit terrible dans l’histoire : La Guerre de Sécession

Ses mandats ne furent pas de tout repos, puisqu’il eut à affronter la plus Grande Guerre Civile d’une Amérique en pleine crise constitutionnelle, militaire et morale : la Guerre de Sécession. Elle opposait l’Union de Lincoln aux Confédérés de Jefferson Davis. Pendant ce conflit, en 1863, il encouragea tous les états à abolir l’esclavage grâce à la Proclamation d’émancipation.

Après quatre ans d’affrontements et plus de six cent mille morts, le président américain remporta la victoire après une longue succession de batailles. Il ratifia alors le XIIIe amendement de la Constitution, qui offrit officiellement la liberté à tous les esclaves des États-Unis dès décembre 1865. Il démarra ensuite un programme de reconstruction d’après-guerre, mais ne put le mettre en place, puisqu’il fut assassiné le 14 avril 1865, par un ancien partisan de la Confédération.

Vainqueur et martyr de la Guerre de Sécession, libérateur des esclaves, ces deux faits historiques font assurément de lui l’un des plus grands présidents américains.

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Yao Ming, le grand représentant de la Chine dans le milieu du basket américain

UN GÉANT VENU DE SHANGHAI, DESTINÉ À DEVENIR UN SPORTIF D’EXCEPTION

Avec ses 2,29 mètres et ses 141 kilogrammes, Yao Ming est incontestablement un géant, dont la taille a en partie permis de créer sa notoriété dans le milieu du basketball, puisqu’il représente l’un des plus grands joueurs de l’histoire de la NBA.

Né le 12 septembre 1980 à Shanghai, ses parents étaient eux aussi de grande taille, sa mère mesurant 1,88 m, et son père atteignant les 2,08 m. Tous deux jouaient au basket comme professionnels, et leur union fut le fruit d’une décision politique de Mao Zedong, l’un des fondateurs de la révolution chinoise, qui souhaitait voir apparaitre en Chine des sportifs parfaits.

L’arrivée du premier membre chinois dans la National Basketball Association

À 9 ans, mesurant déjà plus de 1,70 m, Yao Ming est informé par ses parents qu’il deviendra une star du basket, quelles que soient ses ambitions personnelles. S’il rêvait d’archéologie et non de sport, le choix ne lui est pas donné et il suit dès lors un  entraînement intensif qui lui fait quitter l’école.

En 2002, il rejoignit la NBA, dans le club des Rockets de Houston : l’objectif des politiciens chinois d’offrir une image moderne de la Chine aux États-Unis est alors rempli. Seul chinois présent dans la NBA, il devint ainsi le sportif le plus célèbre d’Asie. La Chine lui décerna le titre de travailleur modèle.

La carrière d’un grand joueur

Si les Rockets ne remportent aucun titre grâce à la présence du géant, celui-ci fut assurément un atout pour eux, et Ming Yao devint rapidement un phénomène aux États-Unis et en Chine. Il fut réputé, tant pour sa taille (surnommé « la grande muraille de Chine »), que pour sa qualité de pivot dans l’équipe (meilleur joueur du mois de novembre 2006 de la NBA).

Suite à de nombreuses blessures consécutives et de longues périodes de rééducation, il annonça sa retraiteen juillet 2011. Cette fin de carrière lui permet aujourd’hui de consacrer son temps libre à sa fille, qui, ironie de l’histoire pour la Chine, est de nationalité américaine sur décision de la célébrité.

 

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L’homme vivant le plus grand du monde, l’ukrainien Leonid Stadnyk

BIOGRAPHIE D’UNE PERSONNE À LA TAILLE GIGANTESQUE, DEVENUE RECORD INTERNATIONAL

Né en 1971 au nord-ouest de l’Ukraine, à Podolyantsy, Leonid Stadnyk apparaît dans le Guinness Book desrecords entre 2004 et 2008 comme la personne vivante le plus grand du monde. Avec 2.57m, il dépasse la précédente personne à détenir ce titre, Bao Xishun, qui mesurait 2.36 m.

Cette taille n’est pas héritée de ses parents, ces derniers mesurant 1.73 m pour son père, et 1.52 m pour sa mère. Sa croissance s’est littéralement emballée à l’âge de 14 ans, à la suite d’une opération chirurgicale au cerveau qui a touché son hypophyse, et sur stimulé sa production d’hormones, le faisant souffrir d’acromégalie. Il a néanmoins cessé de grandir en 2005 pour atteindre ses dimensions actuelles, 2.57 m pour environ 200 kg. Il affirme par ailleurs détenir les plus grandes mains du monde, de 31 cm chacune.

Être l’homme le plus grand du monde, les difficultés et contraintes

Leonid  vit chez sa mère Halyna Stadnyk, et dort dans deux lits king size juxtaposés. Pendant ses études, au terme desquelles il devint vétérinaire et chirurgien diplômé, il a dû abandonner son vélo pour le bus à cause de sa taille, puis de nouveau changer de moyen de locomotion par confort, pour se déplacer dans une charrette tirée par le cheval familial. Il a dû cependant au final quitter son travail en 2003 pour raisons médicales, ses pieds ayant gelé dans des chaussures non appropriées à sa pointure 64.

Depuis sa reconnaissance par le Guiness Book, de nombreuses personnes lui ont fait don de vêtements à sa mesure, ainsi que d’un vélo géant spécifiquement conçu pour sa taille. Le président ukrainien en personne lui a offert en 2008 une voiture adaptée à ses dimensions. Un ingénieur russe, Aleksander Barshulyak, lui a créé une machine de musculation adaptée à ses besoins, pour que ses muscles soient capables de soutenir sa carrure sans faiblir.

Le record officiel de Sultan Kösen, et officieux de Leonid Stadnyk

S’il a été reconnu comme étant la plus grande personne du monde en 2004, ce n’est plus le cas aujourd’hui, puisqu’il a refusé de se soumettre aux exigences de mesure du Guinness Book en 2009. C’est donc le turc Sultan Kösen qui a pris sa place depuis lors, avec une taille de 2,51m.

Il y a donc aujourd’hui un titre officiel décerné à Sultan Kösen, et un titre officieux appartenant à Leonid Stadnyk, six centimètres le séparant toujours de son homologue.

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Trijntje Keever, la légende de la plus grande femme du monde

L’HISTOIRE D’UNE JEUNE FILLE NÉERLANDAISE À LA TAILLE DÉMESURÉE

Née en avril 1616 à Edam aux Pays-Bas, et morte en juillet 1633 d’un cancer, Trijntje Cornelisdochter Keeverest supposée être la femme la plus grande qui ait jamais existé. Selon la légende, cette jeune fille atteignait la taille prodigieuse de 2,54 mètres à la fin de sa vie, et chaussait du 56 ! Surnommée Big Girl, les scientifiques et historiens pensent qu’elle souffrait d’acromégalie, expliquant sa carrure démesurée.

La courte existence de la plus grande femme du monde

La vie de cette géante est très peu connue, s’étant déroulée à une époque lointaine au sein d’une famille modeste. On sait néanmoins que son père était un marin et sa mère une femme de ménage. Pour gagner de l’argent, ses parents la présentaient aux foules lors de nombreuses foires. Ainsi connue par quelques spectateurs, la rumeur d’une petite fille de neuf ans, mesurant déjà presque deux mètres, arriva aux oreilles de Frédéric V, prince-électeur, Comte palatin du Rhin, et Roi de Bohème. Curieux de voir une jeune enfant plus grande que lui, il se rendit à Édam pour la rencontrer. Ce fait d’histoire est appuyé par les écrits d’une des femmes accompagnant Frédéric V, Miss Croft. Ses textes parlent de sa rencontre avec une petite fille gigantesque à Édam, bien que le nom de cette dernière ne soit pas cité par Miss Croft.

Les quelques preuves attestant la véracité de la légende

Dans la mairie de la ville d’Édam, on peut trouver la trace la plus marquante laissée par Trijntje Keever : un portrait d’elle, peint par un artiste inconnu. Habillée en civil, équipée d’un porte-clés et de couverts, la toile présente une femme d’une taille vertigineuse.

Si la majorité des faits concernant Trijntje Keever tiennent du mythe raconté de père en fils, ses chaussures et ce portrait, présents encore aujourd’hui dans sa ville, tendent à laisser croire que cette femme a bel et bien existé, et qu’elle fut assurément la plus grande femme du monde.

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Le record du plus grand homme de l’Histoire, l’Américain Robert Wadlow

UN HUMAIN AUX DIMENSIONS EXCEPTIONNELLES

Robert Wadlow est connu pour posséder le record de l’homme le plus grand du monde, toutes périodes chronologiques confondues. Né le 22 février 1918 dans l’Illinois aux États-Unis, dans la ville d’Alton, il trouva la mort le 15 juillet 1940 au Michigan, d’une infection causée par son appareillage orthopédique.

À sa mort, Robert Wadlow avait 22 ans, et mesurait 2.72m. Sa croissance ne s’était pourtant pas encore interrompue, et il aurait continué de grandir s’il avait vécu plus longtemps, par la faute d’une hypertrophie de son hypophyse, se traduisant par une production anormale d’hormones de croissance.

Les difficultés inhérentes à la détention du record de grande taille

La courbe de croissance de Robert Wadlow fut extraordinaire. Il mesurait déjà 1.87 m à 8 ans, 2.24 m à 14 ans, et atteignait les 2.54 m à 18 ans. Il fallait pour ses vêtements trois fois plus de tissu que la moyenne. À ses 22 ans, il portait des souliers sur mesure taille 70 : celles-ci étant trop coûteuses, l’homme a pris la décision de signer un partenariat avec une entreprise de chaussures (l’International Shoe Company) pour avoir des souliers à sa taille pour toute sa vie, en échange d’un travail de représentation dans tous les États-Unis.

Son père dut faire de nombreux changements à leur voiture afin qu’il puisse s’y installer de manière confortable, en retirant le siège du passager avant.

Un homme qui a su être grand par bien des aspects

Sa popularité fut à la mesure de sa taille. Lors de son enterrement, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui sont venues se recueillir sur sa tombe.

Si tant d’êtres humains ont souhaité lui rendre ce dernier hommage, c’est sans doute parce que Robert Wadlow a su combiner la popularité offerte par sa grande taille à un cœur de même dimension. Réputé pour être très doux, son travail pour l’International Shoe Company lui permit de traverser plus de 800 villes dans 41 états différents et de rencontrer des milliers de familles, pour discuter de son expérience avec chacune d’entre elles. Toute sa vie, il prit le parti de jouer de l’engouement qu’il suscitait, et d’utiliser sa particularité, pour établir le contact avec les gens.

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Le sumo japonais, un art martial qui met le poids à l’honneur

LES SUMOTORIS, DE LOURDS COMBATTANTS, SACRÉS DANS L’ARCHIPEL NIPPON

Connu comme une curiosité japonaise de par le monde, le sumo est un sport de combat où s’affrontent des adversaires au poids démesuré, pouvant atteindre jusqu’à 150 kg. Loin d’être un objet d’amusement, ce sport est considéré comme un acte religieux et sacré par les spectateurs, tout comme ses pratiquants le sont.

L’art du combat selon les sumotoris

Le mot « tradition » semble diriger l’ensemble de l’art de combat des sumos. Avec un entraînement quotidientrès strict, commençant chaque journée par un lever aux aurores pour enchaîner les exercices de force et de souplesse à jeun pendant quatre heures, puis des siestes après chaque repas, pour ré enchaîner avec d’autres entraînements, les sumos, au-delà de leur surpoids, sont des monstres de force et d’agilité, capables de prouesses au-delà des capacités du commun des mortels.
Les combats eux-mêmes sont la mise en scène de rituels sacrés datant de plus d’un millénaire, enchaînant les frappes au sol du pied, pour chasser les mauvais esprits, avec la projection de sel sur le terrain pour purifier le sol. 
Spectacle longtemps réservé aux empereurs, le sumo est aujourd’hui populaire, et ses plus grands guerriers adulés comme de grandes stars immortelles, demi-dieux émouvant aux larmes les spectateurs qui ont la chance de les rencontrer.

Le régime strict du sumo : Le Chankonabe

Le Chanko Nabe est un bouillon traditionnel consommé deux fois par jour par les sumos depuis les origines de la discipline. Composé habituellement de poulet pour que le sumo reste sur ses deux jambes (et non quatre comme avec le boeuf), il n’a pas de recette fixe, mais contient souvent du chou, du tofu, des pousses de soja, des carottes, des pommes de terre et des champignons noirs, le tout accompagné séparément de légumes frits, de riz blanc et de pâtes sautées.
Bien que le plat paraisse équilibré, sa force calorique réside dans les quantités impressionnantes que les sportifs absorbent, environ 5000 calories par repas. Ce plat reste néanmoins excellent pour la santé, riche en fibres et en vitamines. 

Être en surpoids au Japon, une fierté nationale ou un tabou ?

L’OBÉSITÉ AU PAYS DU SOLEIL LEVANT, ENTRE GLOIRE ET HONTE

Le Japon est connu comme étant le pays des paradoxes, et encore une fois, sur la question du poids, il se contredit de manière radicale. 
Le surpoids est ardemment combattu par les autorités pendant que les sumotoris sont la fierté du pays, considérés comme des demi-dieux, encourageant des vocations de sportifs au programme alimentaire très chargé. Dernier acte de guerre en date, une loi interdisant l’obésité dans les entreprises, on l’appelle la « loi metabo »

La loi « metabo », contre le surpoids et pour la santé publique au Japon

Pendant des siècles, le surpoids était bien considéré au Japon, preuve de richesse, de sagesse, et pour le cas des guerriers sumotoris, de divinité. Cependant, l’archipel a vu un nombre croissant de maladies cardio-vasculaires et de diabète décimer sa population, et c’est dans cet élan de panique que la loi « metabo » est apparue. Dans ce pays, lors de la visite médicale annuelle dans votre entreprise, celle-ci devra désormais mesurer vos rondeurs et, si vous ne correspondez pas aux critères attendus, vous recevrez un mail vous ordonnant de remettre bon ordre dans votre vie si vous ne voulez pas perdre votre travail l’année suivante. Fou, oui, et injuste, car nous ne choisissons pas toujours nos formes !
Cependant, la loi est remise en question depuis l’année dernière, où une étude scientifique a mis en évidence l’absence de lien direct entre surpoids et maladie cardio-vasculaire.
Et pendant ce temps-là, le sumo, troisième sport national, a dû annuler sa session de recrutement, faute de postulants, pour la première fois depuis plus d’un millénaire…

Un Japon qui a mis longtemps le surpoids à l’honneur

Bien que la cuisine japonaise soit reconnue pour la grande place laissée aux légumes et bouillons accompagnant des petites quantités de viande savoureuse et maigre, et que par conséquent les Japonais sont un des peuples au pourcentage d’obésité le plus bas au monde, il ne faut pas oublier pour autant qu’à l’instar de nombreux royaumes, le surpoids fût, pendant des millénaires, signe de sagesse, de richesse et de beauté. 
N’ayant toujours eu que peu de problèmes de santé liés au surpoids, les Japonais ne se sont pas inquiétés du changement de vie apparue ces dernières années, par la sédentarisation du travail, la malbouffe ou le manque d’exercice. Quitte à vouloir préserver la santé de ses citoyens, le gouvernement aurait pu imposer à ces mêmes entreprises un comportement plus sain envers leurs employés, comme de proposer des pratiques sportives dans la journée ou une nutritionniste au restaurant d’entreprise, voire des coaches pour encourager les changements de comportement alimentaire. 
Au final, le Japon ne voit pas que le surpoids ne générait aucun problème particulier chez eux, avec leur régime alimentaire sain et la culture sportive de sa population, mais que le mode de vie en général, et notamment son occidentalisation, a rendu la vie nippone toxique.

Le sumo japonais, un art martial qui met le poids à l’honneur

Considérés comme des forces de la nature et des demi-dieux, les sumotoris sont source d’une immense fierté nationale. Soumis à un entraînement de sportif et à un régime alimentaire strict, ils décuplent leurs capacités, pour briller lors de combats qui ne durent parfois que vingt secondes.

En Allemagne, les gens en surpoids défendent leurs formes avec fierté

LES ALLEMANDS ET LE DROIT À L’ESTIME DES FORMES GÉNÉREUSES

Le sujet du surpoids, délicat et important, s’entoure en Allemagne d’une vision positive et d’une certaine fierté. La peur de monter sur la balance le matin est remplacée par la satisfaction d’être soi. Le miroir dans lequel on se regarde est alors l’écho de sa propre voix : je veux rester tel que je suis. Cette attitude épanouie permet de suivre le chemin d’une vie plus agréable. 

Que fait-on en Allemagne pour être fier de son surpoids ?

Chez nos voisins allemands, des associations comme le « Dicke e.V. » se mobilisent pour l’acceptation des personnes en surpoids. Pour donner confiance et pour défendre le principe de la dignité, les limites de la normalité sont modifiées, dans le but de montrer que les attentes du « dick und rund », gros et rond, sont finalement semblables à celles de tout un chacun. L’association « Dicke e.V. » présente sur son site Internet des gens en surpoids qui témoignent d’une vie active et heureuse. De quoi se pencher un instant sur les formes généreuses célébrées par le peintre Rubens ou le sculpteur Rik Wouters, créant l’extase de tant de regards.

Soigner sa fierté au quotidien quand on est en surpoids

Les personnes de forte corpulence peuvent se sentir bien seules. En Allemagne, des associations proposent de nombreux conseils utiles pour gagner la fierté d’être soi. Se concentrer sur ses réussites, faire la différence entre la perfection qu’on donne en modèle et la réalité, s’entourer de gens qui ne jugent pas, savoir répondre aux remarques déplaisantes et ne pas s’excuser d’avoir des rondeurs. Le blog allemand « Dick und Rund – Na und », gros et rond – et alors, exprime l’idée d’un « Vivez heureux, ne vivez plus cachés », dans une ambiance à la fois humoristique et émouvante.