Dans le monde de la bande dessinée, Obélix est la star du surpoids

LE HÉROS HAUT EN COULEUR, OBÈSE, MAIS JAMAIS GROS, EST UN POIDS LOURD DU NEUVIÈME ART

« Qui est gros ici ! » De quoi faire glousser les enfants qui dévorent les aventures d’Asterix le Gaulois, œuvre immortelle de la bande dessinée, signée Uderzo et Goscinny. « Je suis un peu enrobé, c’est tout », prétexte le héros Obelix pour justifier de sa grande taille. On le voit se vexer, s’énerver, devenir tout rouge et taper tout le monde à la moindre référence à son tour de taille. Son surpoids ? La faute à sa gourmandise, sûrement, lui qui se régale d’une bonne poignée de sangliers rôtis à la broche à chaque banquet. Ses couleurs du neuvième art, il les porte fièrement dans sa tenue gauloise aux allures de pyjama grande taille. Celles du ripailleur, du bagarreur, du râleur, du français, quoi. Et c’est pour cela qu’on l’aime.

Obélix, le meilleur ami du héros, au surpoids comme preuve de bonhomie

Le surpoids évoque souvent un caractère tranquille et une joie de vivre de tous les instants. Obelix rit, s’amuse, prend du plaisir à la vie qu’il mène, et parfois pleure à chaudes larmes quand son cœur est lourd. Pour un gaulois de 35 ans, il se comporte comme un enfant, faisant ainsi particulièrement rire les plus jeunes lecteurs. Tout son caractère se résume donc au cliché que représente son surpoids. Accepté comme il est par les siens, il s’irrite et s’agace dès qu’un étranger le juge. Doté d’une force surhumaine, il n’hésite pas à tout détruire pour exprimer sa colère, comme si elle était justifiée. Et les enfants apprennent ainsi à ne pas juger les gens en surpoids, car cela les touche, et qu’ils sont en fait très gentils.

Le surpoids d’Obelix, du levier comique à l’identité d’une bande dessinée

On se souviendra du gâteau de Cléopâtre coupé en trois, ou du festin dont il triomphe dans les douze travaux d’Asterix. Obelix aime manger, c’est un fait. Et bien qu’on considère qu’il est dans le déni face à son surpoids, il faut lui reconnaître une passion pour la nourriture ; par exemple sa dépression face à la cuisine anglaise montre qu’il est très conscient de sa taille, et qu’elle n’est pour lui que la contrepartie de sa gourmandise, qu’il aime assouvir à la moindre occasion. Il est ainsi le plus beau représentant de l’amour de la France pour la cuisine, une icône qui a sans aucun doute participé au succès des aventures d’Asterix.

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Karl Largerfeld choque les gros, accusés du déficit de la sécurité sociale

LE COUTURIER DE CHANEL SCANDALISE EN LIANT GRANDES TAILLES ET MALADIE

Une perte de 50 kg grâce à un régime drastique autorise-t-elle Karl Lagerfeld à attaquer les gens en surpoids en les rendant responsables du trou de la sécurité sociale par leur maladie ? Il faut bien reconnaître que la question de la légitimité n’a jamais été son affaire, tout au long de sa carrière, et le couturier de Chanel, infatigable jeune homme de 80 ans, continue de choquer avec des propos injurieux et déplacés, pour ne pas dire méprisants. Un comble quand on se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, il était bien assez gros pour entrer dans des pantalons grande taille.

Karl Lagerfeld ne veut pas voir de gros sur les podiums

Tout démarre par cette affirmation au sein de l’émission « le Grand 8 » sur D8. « C’est vrai que personne ne veut voir des rondes sur les podiums. Parce que les rondes pensent qu’elles ne le sont pas ». Et alors qu’il lui est demandé de justifier son propos, il poursuit dans cette direction : « Ceci dit, le trou de la sécurité sociale, c’est quand même toutes les maladies attrapées par les gens trop gros ». Et il s’obstine : « Si les gens avaient un peu plus de sens civique et ne se bourraient pas d’horreurs… ».

Un fond de vérité sur la sécurité sociale peut-être

Après avoir choqué ses hôtes dans l’émission, Karl Lagerfeld a éclairé son avis d’un jour nouveau : « Mais malheureusement, les horreurs c’est ce qui coûte le moins cher, donc on ne peut rien reprocher à personne… C’est ça l’horreur »
Les gros, selon lui, ce sont les pauvres, et ça peut statistiquement se défendre jusque-là. Il faut bien avouer que les plats les moins chers des supermarchés sont remplis d’huile de Palme, sel, sucre et autres plaisirs caloriques, à un ratio double des plats les plus coûteux. Personne ne serait alors responsable ? Ou est-ce l’industrie alimentaire que Karl accuse au final ? Un débat bien connu des nutritionnistes. Jolie pirouette pour un homme de son âge, à l’esprit malheureusement plus fermé que les corsets qu’il crée pour ses « canons » de beauté.

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Eric Antoine, l’humoriste autoproclamé « plus grand magicien du monde »

PRESTIDIGITATION, RÉFLEXION ET MALICE, LES REMÈDES AUX ÉPREUVES D’UNE VIE DE GÉANT

Dans le show-business, les célébrités géantes mesurant plus de deux mètres sont très rares, la faute peut-être à un milieu qui a tendance à suivre certaines conventions sociales pour plaire au plus grand nombre.

Mais dans le cas d’Eric Antoine, sa grande stature de 2,07 mètres a été une force et non une faiblesse pour se faire connaître. À l’âge de 13 ans, il a eu une poussée de croissance aussi soudaine que violente, le forçant à rester alité pendant des mois. C’est dans cette période qu’il découvrit la magie dans un livre, et via la performance d’un prestidigitateur à son anniversaire. Déjà passionné de philosophie grâce à ses parents (sa mère est psychothérapeute et son beau-père psychiatre spécialisé dans la dépression), et de théâtre qu’il pratiquait à l’école, l’idée de mêler ces trois domaines se forma peu à peu dans son esprit, pour commencer à réfléchir à la création son propre spectacle.

Humoriste, magicien et philosophe

En octobre 2006, c’est la chaîne M6 qui lance sa carrière avec « Incroyables Talents ». S’il n’arrive pas en finale, il fut très remarqué par le public qui prit ce géant immédiatement en affection. Mêlant humour, philosophie, magie et musique, ce passage à la télévision lui a offert la publicité dont il avait besoin pour multiplier la fréquentation de ses spectacles à Paris. Il revendique le fait de dépoussiérer le domaine de la magie, le « dé ringardiser » selon ses propres mots, en sortant des voies trop connues du public pour en créer sa propre vision : non pas la magie pour elle-même, mais comme outil au service de l’humour et de la philosophie, dans un mélange de prestidigitation et de one-man-show.

Sa grande taille, un atout pour se faire connaître

Sa grande taille lui a servi de tremplin, d’outil supplémentaire pour se faire connaître. Ainsi s’amusait-il de se faire appeler « le plus grand magicien du monde » à ses débuts. Il n’hésitait pas non plus à inviter sur scène une personne du public de petite taille pour la faire disparaître… en se mettant debout devant elle.

Aujourd’hui, cet atout ne lui est plus utile pour sa promotion : il a pleinement acquis sa notoriété, et ses nouveaux spectacles se concentrent maintenant sur le résultat de sa créativité seule.

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L’HISTOIRE DU GÉANT, AUTEUR DE POÈMES CONTEMPORAINS, DEVENU CÉLÈBRE

Fabien Marsaud, aujourd’hui connu comme slameur sous le pseudonyme de Grand Corps Malade  est né le 31 juillet 1977 en Île-de-France, en Seine-Saint-Denis.

Passionné de sport, il multiplia pendant toute son enfance les entraînements et les compétitions, avec une nette préférence pour le basket, pour lequel sa grande taille (1.94m) était un avantage certain. Mais en 1997, il fut victime, en colonie de vacances, d’un grave accident qui lui déplaça plusieurs vertèbres. Évacué en hélicoptère, les médecins lui ont annoncé alors qu’il serait paralysé pour le reste de sa vie. Grand Corps Malade leur prouva le contraire, après une année de rééducation qui lui permit de retrouver l’usage de ses jambes, aidé malgré tout d’une canne.

C’est en référence à sa grande taille et à ce handicap qu’il choisit en 2003, et pour le début de sa carrière musicale dans le show-business, le pseudonyme de Grand Corps Malade.

Une nouvelle vocation, le slam

Le sport n’étant plus une possibilité de carrière pour lui après son accident, Fabien Marsaud se tourna vers ses autres passions : la poésie et la musique. Dès 2003, il se fit connaître dans de nombreux bars parisiens avec le collectif 129H, faisant découvrir le slam, un genre mélangeant poésie et musique, encore méconnu en France, au plus grand nombre.

Il gagna en popularité pendant trois années, créant des ateliers découverte du slam dans les quartiers défavorisés, participant au Grand Cabaret d’Axel Baer, puis à un concert à La Cigale en 2006. C’est la même année qu’il sortit son premier album, très médiatisé, et permit au public français de découvrir un style musical nouveau. L’album, intitulé « Midi 20 », se vendit à plus de 600 000 exemplaires. En 2007, Grand Corps Malade reçut deux Victoires de la musique : « l’album révélation » et « la révélation scène ».

L’art de la poésie déclamée selon Grand Corps Malade

Ses textes mélangent les genres poétique et philosophique, poussant le slam à devenir le renouveau de la poésie orale. D’une voix grave et profonde, il accompagne ses mélodies par des histoires touchantes sur les difficultés de la vie. Multipliant figures de style et jeux de mots, ses récits en rimes mêlent humour et tristesse, fragilité et sensibilité, sa grande taille appuyée sur une canne participant au tableau émotionnel de l’artiste.

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La Fouine, un grand rappeur qui chante avec passion

UNE ENFANCE PENDANT LAQUELLE SE DÉVELOPPE UN AMOUR DÉMESURÉ POUR LA MUSIQUE

La Fouine, de son vrai nom Laouni Mouhid, est né le 25 décembre 1981 en banlieue parisienne. Sixième enfant d’une grande famille. Son amour pour la musique apparaît très tôt. À 8 ans, son père l’inscrit au conservatoire de Trappes, où il apprend le solfège, mais aussi le piano, le saxophone, la batterie et la guitare. C’est à la radio, en écoutant Snoop Dogg, NTM et Kerry James, qu’il se découvre une passion démesurée pour un style musical devenu célèbre depuis : le rap.

Une vie dans la rue, toujours ponctuée par sa passion pour le rap

À 15 ans sa situation familiale devient complexe, entre manque d’argent et conflits. Il ne va plus à l’école, et traîne avec les jeunes de son quartier, qui le surnomment « La Fouine », en raison de son physique, grand et mince (il mesure déjà presque sa taille adulte, soit 1,96 m), mais aussi de son tempérament curieux et rusé. Sa passion pour la musique l’oriente vers celle des banlieues, et c’est naturellement qu’il s’essaie lui-même au rap, ce style qui lui avait plu toute son enfance, et qui lui permet d’exprimer ses sentiments.

Dès ses 16 ans, maintenant enfant de la rue apprenant la vie et la survie « à la dure », ses journées se ponctuent d’allers retours entre foyer de jeunesse et prison.

Remonter la pente, et devenir un grand rappeur

À 21 ans, il décide de rentrer dans le droit chemin. Devenu mari et père, il arrête l’alcool et le tabac, puis entre dans la vie active. Il produit son propre album de rap, et se fait connaître peu à peu du public, allant sur la scène du Stade de France pour ouvrir la première édition d’Urban Peace en 2002. En live, sa taille et son flow forcèrent le respect d’un public croissant.

En 2003, il signe son premier contrat avec Sony, tout en travaillant pour la mairie de Trappes comme médiateur dans les quartiers défavorisés. Ce contrat fut le début de la gloire pour lui. Dès 2004, il sortira un nouveau disque chaque année. En 2009, son album « Mes Repères » obtint un disque d’or. Ses chansons poignantes marquent les esprits, parlant de sa passion de la musique, son désir d’espoir pour la jeunesse, et surtout, son amour pour sa mère décédée en 2005.

Aujourd’hui, sa renommée lui a permis de devenir jury à l’émission Popstars, et très récemment de publier son autobiographie dans laquelle il détaille les difficultés de son parcours.

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Réussir à percer dans le show-business lorsqu’on est de grande taille

UNE CARRURE IMPOSANTE DANS LE MONDE DU SPECTACLE : UN FREIN POUR LA CÉLÉBRITÉ ?

Dans le milieu du show-business, la grande taille représente rarement un atout naturel pour devenir célèbre.Très formaté par les normes physiques imposées par la société, le domaine du spectacle semble exclure les carrures imposantes.

Des obstacles de taille

Sortir du lot, se démarquer, cela semble s’avérer positif dans le milieu du spectacle, mais cela peut aussi devenir un frein pour plusieurs raisons :

        Les détails de la forme pourraient influencer le fond d’une œuvre. Un metteur en scène pourrait avoir peur de voir son message déformé ou occulté par un physique atypique, et préférer une apparence normalisée.

        Dans un groupe, l’uniformité peut avoir plus d’importance que la diversité. C’est le cas pour les troupes de danseurs par exemple.

        La différence entre la star et son public peut devenir un obstacle pour créer une proximité, une complicité entre les deux : dans une société normalisée, on idéalise moins ceux qui sortent des critères standardisés, dont la taille fait partie.

Et pourtant, malgré ces complications, certaines célébrités actuelles de grande taille ont su percer. Ces dernières ont donc, su, soit utiliser d’une manière ou d’une autre leur carrure comme un atout (Éric Antoine par exemple, qui s’en sert pour ses mises en scène humoristiques), soit dépassé ces freins par la qualité de leur art.

Un domaine du show-business qui aime les grand(e)s : le mannequinat

La taille moyenne d’un homme en Europe est de 178 centimètres, et celle d’une femme de 174,5 centimètres.

Dans le domaine du mannequinat, les grands et les grandes sont préférés. Aussi la taille moyenne des mannequins lors des défilés européens est de 180 centimètres pour les hommes, et de 179 centimètres pour les femmes.

Dans le milieu des grandes marques, les vêtements sont confectionnés selon des mensurations « type » qui restent toujours les mêmes, et s’adaptent mieux aux femmes grandes et élancées. Néanmoins, cette préférence pour les grandes tailles reste limitée et encadrée : la taille maximale féminine semble ne pas pouvoir excéder 1,85 m (Adriana Karembeu – qui est la première à parler du « handicap de sa taille », et la taille masculine, 1,90 m

La Fouine, un grand rappeur qui chante avec passion

Rappeur célèbre, La Fouine impressionne les foules avec son gabarit de 1,96 m. Sa taille n’a pas été un atout pour devenir une star, mais peut-être l’a-t-elle été pour survivre à son enfance dans la rue. Quoi qu’il en soit, aujourd’hui ses fans aiment à narguer celle de son adversaire, Booba, en rappelant que La Fouine est plus grand que lui de quelques centimètres…

Grand Corps Malade, l’artiste qui a popularisé le slam en France

Comme son pseudonyme l’indique, Grand Corps Malade n’est pas petit. Mesurant 1,94 m et légèrement voûté sur sa canne, ce chanteur allie sa stature à une voix profonde et grave, créant naturellement un silence respectueux dès qu’il prend la parole, que ce soit pour parler ou pour chanter.

Eric Antoine, l’humoriste autoproclamé « plus grand magicien du monde »

Véritable géant de 2,07 mètres, Éric Antoine est réputé pour ses spectacles qui mêlent habilement plusieurs univers : ceux de la philosophie, de la magie et de l’humour. Exception de taille dans le milieu du show-business, il a su se servir de sa particularité comme d’une carte supplémentaire à son jeu sur scène pour créer le rire, et devenir célèbre.

Fat Joe, un rappeur assumant sa corpulence… jusque dans son pseudo !

« Gros » Joe, de l’obésité au hip-hop

La corpulence généreuse est répandue dans le milieu du hip-hop américain. Chez le rappeur Fat Joe, littéralement « Gros » Joe, l’obésité n’est pas assumée que physiquement, mais aussi dans son identité artistique même, à travers son nom de scène.

Fat Joe : musique, graff et… corpulence

Joseph Antonio Cartagena, mieux connu sous son pseudonyme de « Fat Joe », est né le 19 août 1970 à New York, dans le Bronx. Bercé par les goûts musicaux de son grand frère Angel, il puise ses premières influences dans l’Universal Zulu Nation et la musique urbaine. Avant de percer dans le milieu musical, et baignant dans la culture new-yorkaise, Fat Joe fait ses premières armes en tant que graffeur sous le pseudonyme de « Crack ». Il rencontre ensuite son premier succès avec l’album « Represent » en 1993, en particulier avec le titre « Flow Joe ». Il collaborera au fil du temps et des albums studio avec de grands noms du milieu hip-hop.
Du haut de son mètre quatre-vingt-quatre, et avec ses 119 kilos, s’il porte différents surnoms tels que Joey Crack ou encore Coca, c’est celui de Fat Joe qu’il adoptera comme nom de scène. Il pesait au départ 159 kilos, mais a décidé en 2011, pour sa fille de 5 ans, de suivre un régime. Celui-ci lui a permis de perdre 40 kilos. « Gros » Joe, mais surtout « grand » papa…

Le rappeur emprisonné… pour fraude fiscale

Le 24 juin 2013, Fat Joe est condamné à quatre mois de prison. Le motif ? Pas de règlement de comptes ou d’histoire de gang, mais une fraude fiscale sur une somme se chiffrant en millions. Le 26 août, après avoir plaidé coupable et versé un million de dollars, il se rendra de lui-même à la prison fédérale de Floride pour purger sa peine de quatre mois d’emprisonnement, bien inférieure aux deux ans initialement risqués.

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Rick Ross, un rappeur américain à l’embonpoint parfaitement assumé

Le chanteur-interprète en surpoids et au top

L’embonpoint fait partie intégrante de l’image de nombreux rappeurs américains. Le chanteur Rick Ross ne fait pas exception à la règle. Cet interprète assume parfaitement son surpoids, et a même l’art de le mettre en valeur.

Rick Ross, ou l’art de mettre l’embonpoint en valeur

Rick Ross est né le 28 janvier 1976 sous le nom de William Roberts. Il perce dans le monde du rap en 2006 avec son tube Hustlin, qui le fait connaître du grand public. Auteur de huit albums, il verra son titre 100 Black Coffins dans la bande originale de Django Unchained, le film du célèbre réalisateur Quentin Tarantino.
Surfant sur l’image du rappeur américain en surpoids, Rick Ross affiche son corps, sans complexe. Il exhibe ainsi les nombreux tatouages le recouvrant et pose volontiers torse nu pour les magazines dont il fait la couverture.
Comme toutes les stars, il a été victime de nombreuses rumeurs, notamment sur sa mort. Le rappeur avait déjà échappé à une tentative d’assassinat en janvier 2013, évitant les balles dont il était la cible, et réchappant de l’accident de voiture consécutif aux tirs. En juillet 2014, sa mort est annoncée et relayée en un temps record sur Twitter… avant d’être démentie par ses proches.

Rappeur, mais pas que…

S’il est chanteur, Rick Ross a aussi eu une vie professionnelle atypique, ayant exercé le métier de… maton ! Exit l’image du rappeur malfrat. En 2008 cet épisode de sa carrière en centre pénitencier était dévoilé sur Internet. Face à ces révélations, « il a d’abord nié, avant de reconnaître les faits, tout en prétendant ne plus savoir s’il avait démissionné ou s’il avait été viré ». Preuve en est qu’on peut avoir été surveillant de prison, vouloir se donner une image de dur et « devenir un artiste sérieux » comme le reconnaîtra en 2014 le prestigieux magazine de musique Rolling Stone.

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Nicolas Batum, le champion made in France de NBA, mesure 2m03

Le géant français du basket, star internationale

Nicolas Batum a la trempe d’un champion : du haut de ses 2 m 03, le Français né en 1988 a su convaincre le monde du basket de son talent. Il fait partie de ces « géants » qui s’exportent à l’international, puisqu’il a intégré la fameuse équipe des Trail Blazers de Portland en NBA aux postes d’arrière et d’ailier tout en continuant de représenter la France dans de nombreux tournois mondiaux.

La carrure d’un champion mondialement reconnu

Nicolas Batum a de qui tenir, puisque son père, Richard Batum, était lui-même basketteur professionnel. Formé à Pont-l’Évêque, il excelle très tôt, au point de devenir champion d’Europe Cadets en 2004 puis champion d’Europe Junior en 2006 avec l’Équipe de France. Désigné « meilleur joueur » dans plusieurs tournois d’envergure internationale, il est vite repéré par les sélectionneurs de la NBA. En 2007 lors des mondiaux junior, il obtient la médaille de bronze avec l’Équipe de France. Au terme de plusieurs tractations, il intègre l’équipe américaine des Trails Blazers de Portland et brille en NBA. En 2009, suite à une blessure, il se fait opérer de l’épaule et revient au sport en 2010, au meilleur de sa forme.

Nicolas Batum, un pied en Europe et l’autre en Amérique

En juillet 2011, les propriétaires de la NBA décident d’un lock-out, ce qui motive Nicolas Batum à revenir en Europe, où il intègre le club de Nancy en Euroligue. Il brille par ses performances et est désigné à plusieurs reprises « meilleur joueur » du tournoi. Il remporte au sein de l’équipe de France la médaille d’Argent des Championnats d’Europe en 2011 puis d’Or en 2013, tout en poursuivant sa carrière en NBA depuis sa nouvelle signature en 2012.

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Des bloggueuses, mannequins grande taille, revisitent un clip de Beyoncé

GabiFresh et ses comparses plus size détournent Flawless

Flawless, littéralement « sans défaut », est le titre d’une chanson interprétée par Beyoncé. Son clip a été repris par GabiFresh et ses amies bloggeuses et mannequins plus size (grande taille), avant de faire le tour du monde et des médias.

Beyoncé, Flawless ?

Avec sa chanson intitulée « Flawless », Beyoncé, la star internationale de RnB, espérait s’inscrire dans le féminisme contemporain. Les paroles reprennent des extraits d’un discours de Chimamanda Ngozi, auteur nigérian féministe. Incarnation de l’industrie musicale hypersexuée et exhibant un corps jugé parfait, l’ex-Destiny’s Child déclenche les foudres d’activistes féministes aux États-Unis. Pour nombre d’entre elles, reprises dans Les Inrocks,« elle  représente celles qui croient que le corps des femmes est leur plus grand atout ».

La revanche des blogueuses grande taille

Fan de la chanteuse, il n’en fallait pas plus à GabiFresh, 26 ans, pour rappeler que la beauté n’implique pas un 90-60-90. Cette mannequin grande taille de Chicago a saisi l’opportunité offerte par la chanson pour convier des comparses à réaliser leur propre clip. Ainsi est né #everyBODYisflawless, que l’on peut traduire par « tous les corps sont parfaits ».
Avec Nadia Aboulhosn et Tess Munster, Gabi a tourné une version toute personnelle du tube, en proposant ainsi une vidéo militante. Toutes trois souhaitent ainsi s’adresser à l’industrie de la mode et aux médias qui discriminent les femmes fortes en voulant imposer leurs standards. Difficile de savoir si ceux-ci seront réceptifs au message. Mais à en croire le succès du clip sur le Net, il y a fort à parier qu’il a reçu un excellent accueil auprès des internautes. Une preuve, s’il en fallait encore, que la beauté ne réside pas que dans des mensurations haute couture…

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