Comment une grande taille doit adapter son mobilier à sa morphologie

LES GÉANTS ONT UNE SILHOUETTE PEU ADAPTÉE AUX MEUBLES DES NORMAUX.

C’est un casse-tête. Il faut réfléchir à tout par avance, car rien ne sera jamais à la bonne taille du premier coup. Le mobilier est toujours trop bas, trop petit, les encadrements de porte sont meurtriers pour les grandes tailles. Géant parmi les nains, voyant le monde d’en haut, rien n’est adapté à sa morphologie. La silhouette dépasse du lit, les meubles sont ses ennemis, alors, chez lui, il est le roi, et roi d’un royaume à sa bonne taille.

Un problème de grande taille et de morphologie

Sur mesure, voilà le mot le plus entendu par les gens de grande taille. Les vêtements sur mesure, les chaussures, la ceinture, les chaussettes, la voiture, le vélo, les fauteuils, les tables, la hotte de la cuisine, le plan de travail, tout est sur mesure. Le lit, fabriqué chez un ébéniste, permet enfin de ne plus dormir en diagonale, ou d’avoir les pieds qui dépassent. Tout est sur mesure et coûte plus cher, mais c’est le prix pour avoir un chez-soi à la bonne taille. Comment se sentir intégré et à sa place quand on ne peut même pas s’asseoir et se sentir correctement posé. Le réflexe devient permanent, on se baisse pour franchir les portes, on marche voûté à l’intérieur. Et on se sent étranger sur sa planète.

Des habitations au mobilier adapté aux grandes tailles

Le Corbusier a été le premier, en 1944, à proposer un nouveau système de mesure pour l’architecture d’intérieur, afin de faire correspondre le mobilier à la taille de son occupant. Appelé le système Modulor, croisement entre « module » et « nombre d’Or », il permettait de déterminer avec précision la taille que devaient avoir les meubles pour qu’un individu les sente ajustés à sa hauteur. Aujourd’hui encore, les architectes s’y réfèrent pour proposer des espaces et des volumes correspondant à l’échelle du locataire. Adaptez le monde à votre taille, rien n’est plus important que de vous sentir chez vous dans votre propre lit.

Comment la grande taille est passée d’un standard de beauté au handicap

AVEC LE TEMPS, LES CANONS DE LA MODE PASSENT DU ROND AU MINCE.

La chasse aux sorcières a commencé. Cachez vite les kilos superflus tombés en disgrâce au regard de la mode. Il ne faut pas remonter pourtant bien loin pour contempler les puissants bedonnants qui dirigeaient le monde, et les croupes charnues des délicieuses dames des années folles. La grande taille a chuté du standard de beauté à celui de handicap quand le pouvoir a changé de main, passant de celui des ronds à celui des nombreux minces qui attendaient leur tour pour en fixer le diktat.

Lorsque la santé condamne la grande taille au handicap

Cela ne vous a jamais étonné de regarder des photos anciennes et d’entendre les gens parler de belle femme pour une personne visiblement ronde ? Ou d’écouter les chansons paillardes parlant de belles femmes potelées ? Quelque chose a changé au royaume de la mode et de la beauté. Broca, à la fin du XIXe siècle donnait l’équation du poids idéal en disant que c’était la taille en centimètre, moins 100. 1 m 60 = 60 kg. Facile, et pas vraiment faux du point de vue médical. 
Pourtant, le surplus de poids par rapport aux canons de santé était alors vu comme une preuve de richesse des plus séduisantes. Il valait mieux faire envie que pitié, disait-on alors. Et puis, quelques décennies après la guerre et ses terribles privations, aidée par le  développement des assurances et de la santé sociale, une idée de la santé comme critère unique de beauté est apparue progressivement dans les esprits…

Reste-t-il de la beauté dans les grandes tailles ?

Même si l’IMC (indice de masse corporelle) est devenu la nouvelle échelle de beauté, et qu’un corps sportif semble bénéficier de l’aura de la beauté comme les fessiers arrondis des danseuses du Lido auparavant, il reste une donnée toujours absente de ces discussions : le charme.
Aujourd’hui, alors que le style « nounours » grande taille gagne les faveurs de la gent féminine, les relookeurs sont plus optimistes que jamais. Bien habillées et avec de l’assurance, les formes deviennent un trait de caractère distinctif au charme ravageur. Imposant par nature, rassurant par caractère, il suffit d’y ajouter une touche « bad boy » pour faire de vous l’homme sexy par définition.

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Les femmes trouvent les hommes ronds particulièrement séduisants

LES « NOUNOURS », UNE ATTIRANCE FORTE DE LA PART DE LA GENT FÉMININE

La honte des rondeurs est désormais loin derrière nous. Les hommes ronds, qu’on surnomme déjà « nounours », ont hérité d’un glamour exceptionnel depuis quelques années, les rendant particulièrement attirants auprès de la gent féminine. Fleurissant au cinéma comme autant de nouvelles icônes de la mode, ils déchaînent les passions et deviennent même les nouvelles références des femmes au mot « séduisant ».

Les hommes ronds séduisent le cinéma

Zach Galifianakis, le maladroit excentrique de la série de films « Very bad trip » est considéré comme un véritable sex-symbol outre-Atlantique. Il faut dire qu’il incarne la tendresse, l’excentricité et le charme dont rêvent beaucoup de femmes, avec ce petit « plus » rassurant que son physique exprime. Alors que les femmes ont une vraie tendresse pour le corps de leur préféré , elles décèlent dans les formes arrondies un caractère doux et protecteur qui peut les faire fondre. Ajoutez-y une touche « Bad boy », et vous aurez la version ultime de l’homme sexy. 

Comment devenir un homme rond incroyablement séducteur de femmes

Certaines femmes n’aimeront définitivement pas les hommes gros. Autant ne pas s’attarder sur celles-ci et se concentrer sur celles qui ont la curiosité de vous rencontrer. Les rondeurs ne sont vilaines que si elles sont mal habillées. Avoir des vêtements à sa taille marque non seulement un respect du style et une preuve de bon goût, mais également le fait que vous vous assumez et n’avez pas de complexes. Apprenez ainsi à vous mettre en valeur, pour exprimer deux vertus importantes : l’élégance et l’assurance. Vous devez ainsi trouver en vous le respect de votre corps, afin que les femmes puissent elles-aussi vous sentir séduisant, par extension. Ne croyez aucun concept de mode : vous êtes ce que vous pensez de vous !

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La grande taille et la séduction, avantage ou inconvénient ?

EST-CE PLUS FACILE DE DRAGUER EN XXL ?

S‘habiller en grande taille est-il un obstacle à la séduction ? La question paraît plus complexe que facile. Tous les spécialistes de la drague vous diront que pour draguer, plaire au premier coup d’œil est un avantage, et si vous n’êtes pas taillé pour la course, inutile de tenter les 24 h du Mans. À une échelle plus commune, la question de la facilité de draguer en XXL se repose et, cette fois, permet la nuance dans la réponse. Bien qu’un corps adipeux puisse paraître repoussant, il n’est pourtant pas considéré comme une interdiction. Cela dépend en fait surtout de l’idée que vous vous faites de vous-même.

Y-a-t-il un avantage à s’habiller en grande taille ?

Être bien habillé n’est pas seulement une question d’esthétique. Cela dit surtout de vous que vous assumez votre corps et qu’il vous convient. Le surpoids est un problème si vous en faites un problème. Les femmes aiment l’élégance et le raffinement, mais elles restent particulièrement sensibles à l’assurance que vous affichez. Gardez donc en tête que des vêtements bien ajustés en diront plus long sur vous que tous les discours, et qu’il n’existe aucune règle d’esthétique dans le monde féminin concernant la forme de votre corps.

Comment séduire en grande taille ?

Selon les dernières études, les femmes considèrent à 76 % que l’humour est un atout charme majeur. Avec une préférence pour l’humour dit « snipper », fait de petites phrases ironiques qui rebondissent sur les propos des autres. 
La silhouette XXL est aujourd’hui baptisée « nounours » dans les milieux de la mode et de la séduction, et répond déjà à des codes vestimentaires pour favoriser la drague. Vous pouvez choisir le côté excentrique, class’ ou décontracté. Une chemise bien ajustée offrira un tomber tout à fait satisfaisant. Un pantalon à la bonne taille gommera l’effet disgracieux par lesquels d’autres, mal coupés, imposent une apparence bedonnante. Finissez-en avec le cliché du gros puant et poisseux, habillé de son jogging et de son t-shirt Star Wars délavé. Ayez l’air élégant, donnez l’impression de ne vivre aucun problème avec votre habillement, et personne ne relèvera ce que vous pouvez juger comme un défaut de votre corps. 
La séduction est plus une question de cohérence et d’attitude que de vêtements, au final. La première question à vous poser est « Est-ce que j’ai moi aussi le droit de séduire ? » Et la réponse sera oui, car vous êtes une personne formidable, peu importe votre gabarit !

Les femmes trouvent les hommes ronds particulièrement séduisants

Alors que tant d’hommes font des complexes sur leur physique, qu’en pensent réellement les femmes, de nos poignées d’amour et de notre ventre dodu ? 

Comment la grande taille est-elle passée d’un standard de beauté au handicap

On s’en souvient, c’était il y a à peine quelques décennies. Les grandes tailles représentaient la prestance et le respect. Pourquoi les considère-t-on comme des handicapés aujourd’hui ?

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Quels sont les préjugés que les gens ont sur le surpoids et la grande taille ?

ÊTRE GROS, S’HABILLER EN XXL, POURQUOI EN FAIRE UNE CARICATURE ?

Le surpoids n’est pas une fatalité en soi. Modéré, il représente un goût pour les bonnes choses et un manque d’exercice. Plus accentué, il peut provenir d’un problème de santé suffisamment inquiétant pour qu’on ne s’en moque pas. Mais depuis toujours, les grandes tailles font l’objet de préjugés et de caricatures. Que ce soit le clown bedonnant ou Obelix, on retrouve toujours quelque chose de dérisoire et d’humiliant à être gros dans la pensée commune. Le sergent Baleine de Full Metal Jacket. Homer Simpson. Seules quelques icônes XXL s’en sortent, comme Perry Mason ou Barry White. Mais d’où viennent ces préjugés ?

Le surpoids, source de préjugés

Dans la pensée commune, le surpoids provient d’un laisser-aller, d’un manque de volonté ou d’une gourmandise excessive. On le voit dans les études comportementales sur l’attitude des passants face à une femme en surpoids qui mange dans la rue. Dégoût, choc, écoeurement, toutes les réactions lisibles sur leurs visages attristent les personnes de grande taille. Une erreur, quand on sait qu’elles ne mangent généralement pas plus que les autres, sans parler des pathologies physiques ou psychiques qui peuvent les amener à cet état. 
Pourtant, rien n’y fait, ces préjugés sont tenaces, et c’est finalement plus de la lâcheté qu’ils croient reconnaître dans les silhouettes larges qu’une fatalité très peu souvent acceptée.

Comment lutter contre les préjugés sur la grande taille ?

L’estime de soi est très rapidement mise à mal, par la famille pour commencer, qui tente d’imposer des diètes et des privations pour contrer l’enflement. Puis c’est le travail, où on identifie les gens par stéréotype. Sans parler des cours d’école, des clubs, des médias, etc. Face à l’envahissement, aux attaques, aux remarques, aux attitudes faussées, il n’existe que peu de solutions. Changer les mentalités est un travail très long, et impossible à réaliser seul. L’option qui reste propose de travailler à l’acceptation de la situation. Ainsi, laconfiance en soi peut faire basculer la perception qu’on a de vous. Le meilleur moyen de bien vivre votre physique, c’est d’envoyer un message par votre attitude, disant « toute injure sur mon physique est complètement déplacée parce que je suis autre chose que simplement cela ». Imaginez des gens injurier Barry White ou Pavarotti, Beyoncé ou Kim Kardashian, Winston Churchill ? Il ne s’agit pas ici de célébrité, mais bien d’attitude. Trouvez votre bonne fréquence, jouez avec vos cartes, et devenez autre chose qu’une personne en surpoids aux yeux de tous.


Les gens en surpoids sont trop souvent victimes d’insultes

Qui, en surpoids, n’a pas connu les insultes gratuites en traversant la rue, ou dans son cursus scolaire ? D’où peut provenir ce sentiment de déranger les gens plus normaux ?

Karl Largerfeld choque les gros, accusés du déficit de la sécurité sociale

Le scandaleux Karl Lagerfeld ne rate pas une occasion pour expliquer ses déductions sur le petit monde qui l’entoure. Entre bêtise et méchanceté, il choque, encore, les personnes en surpoids.

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L’obésité, facteur de discrimination face à l’emploi, vrai ou faux ?

ÊTRE TROP GROS PEUT-IL EMPÊCHER DE TROUVER UN TRAVAIL EN FRANCE ?

Au-delà de la question des raisons qui poussent quelqu’un à être plus gros que la moyenne vient celle de sa liberté d’être ce qu’il est, en vivant parmi ses concitoyens. Les préjugés ont pourtant la peau dure pour les obèses, et la difficulté à décrocher un travail est décourageante. S’agit-il au final d’une vraie discrimination ou se peut-il qu’il y ait un fond de vérité dans le choix des responsables des ressources humaines à nous empêcher d’accéder à l’emploi ?

Des études sociétales qui montrent la discrimination des obèses

Ça n’est pas une illusion. La majorité des études sociologiques qui interrogent la place du corps gros dans notre société en arrivent à la conclusion que la discrimination est omniprésente. Peretti-Watel et Moatti (2009) vont jusqu’à annoncer que, selon leurs études, « sur le marché de l’emploi, un chômeur en surpoids est aussi pénalisé qu’un immigré. » Cela va plus loin encore, car Janssens (2011) met en évidence une différence de salaire, de possibilité d’évolution de carrière, de licenciement abusif ou de harcèlement moral entre les gens normaux et les gens obèses.

Des préjugés qui nuisent à l’accès à l’emploi pour les obèses

Travailler lentement, trop peu, faire preuve de paresse, être bête, manger tout le temps, ne pas pouvoir supporter le stress, être incapable de prendre des responsabilités. On connaît bien la liste des préjugés, puisqu’il faut s’en défendre à chaque instant dans le milieu professionnel : nos efforts ne sont plus reconnus, et les seules choses qu’on entendra seront les reproches inquiets de nos responsables, de ne pas travailler assez, nous voyant définitivement comme un mauvais élément de leur équipe. C’est décourageant et injuste.
Le problème, cependant, se trouve aujourd’hui ailleurs. À force de chercher à recruter les meilleurs candidats, ils en viennent à utiliser le corps comme critère unique, et lorsque l’université de Melbourne a voulu mesurer le jugement et la discrimination (O’Brien, Latner, Ebneter & Hunter, 2013), ils en ont profité pour juger de l’importance que l’apparence avait pour les décideurs, en leur demandant de noter la leur, simplement. Plus la note était haute, plus ils pensaient que leur apparence personnelle était importante, et plus ils discriminaient les candidats sur leur propre apparence.

Tout n’est au final qu’affaire de cliché et de préjugé. Notre corps ne nous permet pas de courir, de nous presser, mais le travail sera fait, comme par n’importe qui d’autre. Nous ne nous goinfrerons pas sur notre lieu de travail, nous pouvons diriger des équipes entières si nous nous en jugeons capables, mais comment le leur faire comprendre ?
Le changement de mentalité doit être profond. Alors qu’aux USA, la révolte s’organise, que ce soit à travers des associations, des manifestations, la justice, la télévision ou la presse, les gros s’affichent comme des gens efficaces et égaux aux autres travailleurs, au minimum. Mais devrons-nous toujours prouver notre bonne foi et nous battre pour être reconnus pour ce que nous sommes, et juste ce que nous sommes ? Gardez vos préjugés, messieurs les décideurs, ils ne servent à rien si ce n’est à nous rendent la vie plus pénible.

Ces métiers qu’on ne peut pas exercer

Y a t’il des métiers que nous ne sommes pas capables d’exercer à cause de notre surpoids ? Ou est-ce encore un préjugé ?

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LE COUTURIER DE CHANEL SCANDALISE EN LIANT GRANDES TAILLES ET MALADIE

Une perte de 50 kg grâce à un régime drastique autorise-t-elle Karl Lagerfeld à attaquer les gens en surpoids en les rendant responsables du trou de la sécurité sociale par leur maladie ? Il faut bien reconnaître que la question de la légitimité n’a jamais été son affaire, tout au long de sa carrière, et le couturier de Chanel, infatigable jeune homme de 80 ans, continue de choquer avec des propos injurieux et déplacés, pour ne pas dire méprisants. Un comble quand on se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, il était bien assez gros pour entrer dans des pantalons grande taille.

Karl Lagerfeld ne veut pas voir de gros sur les podiums

Tout démarre par cette affirmation au sein de l’émission « le Grand 8 » sur D8. « C’est vrai que personne ne veut voir des rondes sur les podiums. Parce que les rondes pensent qu’elles ne le sont pas ». Et alors qu’il lui est demandé de justifier son propos, il poursuit dans cette direction : « Ceci dit, le trou de la sécurité sociale, c’est quand même toutes les maladies attrapées par les gens trop gros ». Et il s’obstine : « Si les gens avaient un peu plus de sens civique et ne se bourraient pas d’horreurs… ».

Un fond de vérité sur la sécurité sociale peut-être

Après avoir choqué ses hôtes dans l’émission, Karl Lagerfeld a éclairé son avis d’un jour nouveau : « Mais malheureusement, les horreurs c’est ce qui coûte le moins cher, donc on ne peut rien reprocher à personne… C’est ça l’horreur »
Les gros, selon lui, ce sont les pauvres, et ça peut statistiquement se défendre jusque-là. Il faut bien avouer que les plats les moins chers des supermarchés sont remplis d’huile de Palme, sel, sucre et autres plaisirs caloriques, à un ratio double des plats les plus coûteux. Personne ne serait alors responsable ? Ou est-ce l’industrie alimentaire que Karl accuse au final ? Un débat bien connu des nutritionnistes. Jolie pirouette pour un homme de son âge, à l’esprit malheureusement plus fermé que les corsets qu’il crée pour ses « canons » de beauté.

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L’INJURE FACILE DES « NORMAUX » ATTEINT LES PHYSIQUES HORS NORME

On les dit susceptibles, gourmands, voire goinfres, on insulte leur physique, comme si c’était une conséquence de leur caractère. On les injurie. Les personnes en surpoids souffrent de ne pas s’aimer et ont l’impression que personne ne les apprécie. Atteint par des quolibets, ils sont victimes de préjugés hors-normes dont la gentillesse et le simple bon sens devraient les protéger. Pourquoi tant de haine alors ?

Des insultes pour rappeler qu’il n’y a pas de victime de surpoids

Le racisme antigros fait partie de cette collection de haines dans laquelle on retrouve les petites et les grandes tailles, les religions, les couleurs de peau ou la sexualité. On va résumer l’ensemble sous le simple terme « différent ». Et parmi toutes ces différences, le surpoids est le seul qui donne l’impression d’être un choix personnel, dont les gens pourraient se débarrasser avec un simple effort. Les injures portent alors non sur notre physique, mais sur notre supposée lâcheté à rester gros, qui autorise à l’humiliation. Moche, volumineux, glouton et qui coûte cher à la sécu, voilà ce qui traverse la pensée des furieux qui se sentent comme agressés par la simple présence d’un autre être plus bedonnant qu’eux. « Et moi, est-ce que je me laisse aller ? », pourraient-ils crier avec plus d’honnêteté. C’est oublier qu’une enquête du Southern Medical Journal a montré que neuf obèses sur dix préféreraient être aveugle, muet ou amputé d’une jambe que de rester gros. Alors non, personne n’est lâche ici, et peu de gens ont réellement le choix, au final, du tour de leur taille.

Les remarques désobligeantes à l’encontre des gens en surpoids

Après la haine, la fausse gentillesse. Oh, ils ne sont pas méchants, juste extrêmement maladroits, ce qui révèle parfois le fond de leur pensée. « Pour quand est prévu votre accouchement ? », un grand classique ouvrant à une scène d’excuses aussi gênante pour l’un que pour l’autre.
« T’as déjà essayé de faire un régime ? ». Oui, une trentaine de fois, et toi ?
« Il n’y a pas que l’apparence qui compte pour moi ». C’est une bonne nouvelle, j’imagine que ça veut dire que malgré ma laideur, je te plais un peu ?
« Sais-tu combien de calories il y a dans cet aliment ? ». Oui, merci de me rappeler que tu me regardes et me juges au lieu de me faire un peu oublier mon corps.
En un mot comme en mille, laissez-nous respirer. Demandez-vous s’il y a vraiment un problème avant de nous imposer votre gentillesse qui ne reflète finalement que vos propres peurs.

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Quels sont les métiers qu’on ne peut pas exercer quand on est en surpoids

QUELLE RÉALITÉ DERRIÈRE L’OBÉSITÉ INTERDITE DANS CERTAINS EMPLOIS

Pour la très grande majorité des emplois, le surpoids n’est pas incompatible avec l’exercice du poste. Cependant, certains recruteurs arguent que l’obésité ne peut avoir sa place dans certains métiers. Quels sont donc ces postes interdits qui peuvent légitimement empêcher une grande taille de travailler ? Ils ne sont finalement pas si nombreux, et au final, la discrimination reste de mise dans la majorité des refus.

Candidature rejetée pour cause de surpoids

Ne pas pouvoir être standardiste ou travailler dans un call center, parce qu’il faut être glamour au téléphone, de qui se moque-t-on ! Cet exemple, issu des nombreux dossiers de discrimination à l’embauche pour la population en surpoids est un cas classique d’abus de la part des employeurs. Aujourd’hui, cette discrimination équivaut à celle des immigrés, selon les dernières études sociologiques. Inadmissible et révoltant. Cependant, il y a bien quelques métiers qui peuvent prétendre que le corps est un outil de travail particulièrement important, qui nécessite une sélection plus drastique. Mais soyons clairs, dans la plupart des cas, ces gens sont fous.

Quels métiers peuvent être interdits si on est en surpoids ?

Commençons gentiment. Les diététiciens et autres coaches sportifs, travaillant sur les régimes, se doivent, pour raison publicitaire, de ne pas être en surpoids. S’ajoutent les sportifs eux-mêmes, qui, pour des raisons de performance, doivent travailler leur corps et ne pas le laisser s’élargir.
Certaines marques, comme Prada, imposent à leurs employés, y compris de hauts responsables dans les bureaux, de correspondre à des critères de minceur et de style qui soutiennent, selon eux, l’image de la marque. Ainsi, une ancienne directrice d’une filiale japonaise a été licenciée pour ne pas avoir voulu faire de régime. 
Les hôtesses de l’air sont toujours fines et menues. Il s’agit bien entendu d’un critère esthétique pour favoriser l’image de la compagnie, mais c’est en premier lieu un critère de sécurité, les allées étant très étroites. Cela n’empêche pas des compagnies comme Air India d’imposer à ses employées dans leur contrat de maintenir la « sveltesse » de leur corps, au risque d’être licenciées.
Il reste encore les danseuses, qui doivent correspondre à un certain profil, pour correspondre au niveau des costumes ou de la mise en scène. Pour les danseuses de cabaret, c’est encore plus évident, car là, la clientèle paye pour un spectacle qui doit correspondre à leurs attentes. Le contrat du Crazy Horse est une vraie folie sur ce point-là. Poids, taille, distance entre les seins, entre nombril et pubis, sans compter une formation de danse reconnue. 
En dehors de ces cas-là, tout refus pour cause de surpoids est appelé discrimination.

Les Régimes, les restrictions alimentaires peuvent être dangereux pour notre santé !

ENTRE PRIVATIONS NUTRITIONNELLES ET DIÈTE MODÉRÉE : QUEL IMPACT SUR UNE HYGIÈNE DE VIE SAINE ?

L’été arrive ! L’heure fatidique de remettre le maillot de bain approche et les bourrelés disgracieux emmagasinés pendant l’hiver ne cessent de nous tourmenter. Que faire pour avoir une hygiène de vie saine ? Un régime bien sûr. Ces diètes miracles, synonymes de privation alimentaire, ne cessent de pleuvoir en cette saison (Régime Ducan, Cohen, « soupe aux choux », détox). Ces offres nutritionnelles alléchantes vantent leur efficacité et leur rapidité de résultat, mais aucune ne nous informe des effets à long terme sur notre santé.

Les effets parfois dangereux des régimes alimentaires sur la santé

Ces méthodes « miracle », qui nous promettent de fondre comme neige au soleil, ne sont que le résultat de privations caloriques très importantes. Dans ce cas, l’effet yo-yo est assuré : nous reprenons plus de poids, et une partie de notre masse musculaire s’envole, pour laisser la place à encore plus de graisse. Des risques de carence en vitamines et en oligoéléments sont fréquents, lors d’une diète alimentaire pauvre en calories (régime monomaniaque, diète hydrique ou jeûne, diète protéinée en sachet). Celle-ci peut entraîner des vertiges, des problèmes de peau et la baisse de nos défenses immunitaires. 
À long terme, malmener notre corps peut avoir des conséquences négatives sur notre santé psychique. L’apparition d’épisodes dépressifs est souvent observée, lors d’abus de régimes draconiens (le régime Atkins, le régime coton…). 

Rester en bonne santé, en évitant de suivre un régime fondé sur des privations alimentaires trop drastiques

Motivé à perdre du poids, d’accord, mais pas question d’y laisser notre santé ! Pourquoi ne pas rencontrer un nutritionniste : c’est un véritable coach, qui nous accompagne dans notre objectif d’amincissement tout en préservant un équilibre physiologique sain. 
L’exercice physique peut être notre meilleur ami, il nous permet de modeler notre corps selon nos envies, en nous redonnant le sourire ! 

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